Rencontre avec Stanzin Dorjai, réalisateur de « la bergère des glaces »

Le réalisateur Stanzin Dorjai, originaire du petit village de Gya, nous a fait l’amitié de partager quelques instants avec nous autour d’un thé au beurre ; ses récents succès en France, ses débuts comme réalisateur, son attachement à la cause environnementale, rien n’a été omis. Un article passionnant!

Clément : Vous rentrez tout juste de France. Comment s’est passé votre voyage, et quel est votre état d’esprit à l’heure actuelle ?

Stanzin Dorjai: A vrai dire je suis un peu fatigué, je viens juste d’arriver ! (rires). Cette année 2016 (ndlr : l’interview a été réalisée fin décembre 2016) a été très bonne, c’est la première fois après toutes ces années que je vois mon travail récompensé et reconnu ; j’ai compté hier, et cela fait exactement 15 ans que j’ai débuté dans ce métier, donc c’est un beau cadeau. Je suis très heureux de faire la fierté de mes compatriotes ladakhis et indiens, et d’avoir réussi à faire passer mes messages sur la vie et la culture en très haute montagne. Comme je l’ai dit, je suis un peu fatigué, mais très heureux d’être avec ma famille, mes enfants ; seule ma femme n’est pas là en ce moment.

Clément: Vous avez « cartonné » cette année avec pas moins de 4 récompenses prestigieuses. Vous attendiez-vous à un tel succès ?

Stanzin Dorjai : Sincèrement, j’ai été très surpris. Je pensais obtenir quelques récompenses car nous savions que notre film avait quelque chose de spécial, mais nous n’imaginions pas tous ces prix prestigieux*. Tout cela nous prend un peu au dépourvu, mais cela fait plaisir de voir mon travail reconnu, c’est une belle avancée pour moi et Christiane. C’est intéressant de considérer notre association, et le mélange de nos deux cultures dans notre travail : je crois que c’est la clef de cette réussite. C’est assez incroyable quand je regarde mon parcours et mon ancienne vie de berger à Gya…  Il y a beaucoup de directeurs  plus talentueux que moi, et je suis conscient que je suis chanceux. Au festival, 1200 personnes sont venus assister à ma présentation, cela me touche beaucoup. Je tiens d’ailleurs à remercier l’Ambassade française, qui a toujours cru en moi, et qui me permet de tisser des liens entre la France et le Ladakh. Ces films nous rassemblent, et c’est une bonne chose.

Clément : Pouvez-vous nous parler plus en détail de votre documentaire vedette « la bergère des glaces » : qu’est-ce qui vous a inspiré pour ce film si particulier ?

Stanzin Dorjai: Avant “la bergère des glaces” il y a eu “Beyond the mirror”, puis “Jungwa” qui a été sélectionné pour la cop 21 ; Christiane connait tellement bien le Ladakh (ndlr : Christiane Mordelet vient chaque année au Ladakh depuis 1974 et l’ouverture au touristes occidentaux  http://www.tisserlapaix.org), et un jour elle me questionne à propos du seul membre de ma famille qu’elle ne connait pas encore, ma sœur Tsering. Et lorsque nous rencontrons finalement Tsering, elle me dit « Stanzin, il faut que tu fasses un film sur Tsering, sur sa vie ». Je lui réponds que je ne sais pas, je ne suis pas très à l’aise à vrai dire car j’ai été un berger moi aussi jusqu’à mes 13 ans, donc c’est un peu délicat. Un peu plus tard, en France, je suis en voyage depuis Lyon jusqu’à Paris en TGV ; et là je vois trois jolies jeunes filles entrer dans mon compartiment. Je me dis « waouh », vous savez elles étaient très jolies et avaient l’air, comment dire, riches, avec les sacs et les habits luxueux, la totale. Elles s’assoient en face de moi, du coup je me retrouve un peu benêt, je n’ose pas les regarder dans les yeux, je ne savais pas quoi faire ! Puis l’une d’elles me demande : « d’où venez-vous ? » ce à quoi je réponds « Inde » car je pensais qu’elles ne connaitraient pas le Ladakh. Elles me répondent que je n’ai pas l’air indien, et je leur confie venir d’une région de l’Himalaya. Et tout d’un coup la gêne s’en est allée et nous avons commencé à discuter. Elles étaient en réalité très gentilles et ouvertes – les français sont très ouverts. Puis tout à coup, je pense à ma sœur, qui vit seule dans les montagnes, et qui n’a pas idée de toutes ces choses autour de moi ; j’essaye de faire un parallèle entre ma vie et la sienne, le luxe, les trains rapides… Elle vit très simplement, avec peu de nourriture et pas de technologie. A cet instant, je savais que j’allais faire le film. En revenant au Ladakh, je suis allé voir Tsering (elle était loin dans les montagnes) , pour lui parler de mon projet. Au début elle a refusé car elle pensait à Bollywood, et elle n’arrivait pas à imaginer que je puisse faire un film sur elle ; il m’a fallu deux semaines pour la convaincre.

Clément : Parlez-nous de votre sœur Tsering. Elle est venue avec vous en France pour les projections : comment a-t-elle anticipé ce voyage ?

Stanzin Dorjai : Je ne sais pas si elle s’est rendu compte de tout. Je me rappelle de plusieurs anecdotes : à Paris par exemple, après l’atterrissage, elle a complètement perdu toute direction ; ce qui est bizarre, puisqu’en montagne nous savons toujours où se situe le nord, sud etc. Elle me disait souvent que c’est « un autre monde » qu’elle n’aurait jamais pu imaginer. Et à Delhi, elle suffoquait, elle ne comprenait pas que l’on puisse vivre dans cet environnement pollué… Après Delhi elle ne voulait plus partir en France (rires) elle pensait que les deux pays étaient pareils. En France tout était nouveau pour elle : beaucoup de voitures, les chambres luxueuses, la façon de manger… Mais je dois dire qu’elle a eu la chance de rencontrer de bonnes personnes qui ont facilité les choses pour elle ; elle était leur invitée, et elle a vraiment été gâtée !

Après deux semaines elle est partie pour un stage avec des bergers français, et elle a appris beaucoup de choses là-bas. Elle s’est sentie encouragée dans son travail, en voyant aussi la technologie qui les aide au quotidien ; j’espère qu’un jour toutes ces choses arriveront au Ladakh, c’est pour ça que nous faisons des films et organisons des échanges culturels. Elle est devenue bonne amie avec ces bergers, mais elle ne cessait de penser à ses animaux, de les imaginer manger dans les vertes pâtures françaises (sourire). Mais le moment le plus marquant avec Tsering, c’était à Autrans pendant le festival. Nous n’imaginions pas le succès que nous aurions là-bas… Beaucoup de gens venaient la voir les larmes aux yeux, car ils avaient été touchés par l’histoire de sa vie. Puis elle me dit « Stanzin, je n’ai pas les mots, alors je vais chanter ». Et là-dessus elle commence à entonner une chanson traditionnelle… Tout le monde a écouté en silence, puis elle a reçu une « standing ovation ». C’était un moment très fort.

Clément: Vous semblez avoir un lien profond avec les français.

Stanzin Dorjai: J’adore la nourriture! (Rires) Non sérieusement, j’y ai réfléchi : en France, les gens sont vraiment connectés grâce à la nourriture, les familles se rassemblent et partagent : c’est magnifique ! Les gens que j’ai rencontrés en France m’ont intégré à leur vie de famille, et ils m’ont toujours poussé à aller au bout de mes idées, de ma passion. Je les en remercie du fond du cœur.

Clément: Vous avez aussi travaillé avec plusieurs productions françaises. Qu’avez-vous appris de ces expériences?

Stanzin Dorjai: Plusieurs choses : d’une part, la gestion du temps. Le temps est le facteur le plus important. Quand vous faites un spot pour une chaine de télévision et que vous avez 10 secondes d’intervention, c’est un laps de temps très court, c’est très difficile. Il faut être prêt, afin de maximizer chaque seconde. Ensuite, quand on travaille en France, il faut aller très loin, aller au bout des choses – notamment en ce qui concerne les données scientifiques. Il n’est pas concevable de faire le travail à moitié. En Inde les gens disent souvent « demain, demain… » En France non, on travaille de façon très ordonnée, il faut se concentrer sur les objectifs à réaliser. Rien ne vient à vous facilement, et vous devez être prêt à chaque instant. C’est ce que j’ai appris de plus important : l’approche professionnelle dans le travail. Enfin, la culture “documentaire” qui existe en France et qui est très importante pour moi ; quand j’étais plus jeune, je faisais beaucoup de films de fiction, et je n’avais jamais entendu parler des films documentaires. La France est l’un des pays où les documentaires sont valorisés et développés d’une façon précise, car l’attente autour de ces documentaires est bien réelle. Il m’a fallu 10 ans d’apprentissage en France pour maitriser l’art de faire des documentaires de qualité. Je me souviens que beaucoup de mes premiers films ont été rejetés, parfois quatre ou cinq fois! Cela arrive beaucoup moins maintenant, grâce à l’expérience et au succès de mes films. Mais maintenant il y a aussi plus de pression, car les gens attendant beaucoup de moi! (rires) Je continue d’apprendre, je travaille encore plus dur pour ne décevoir personne ; ce n’est pas la fin mais le début, il reste un océan de connaissances à découvrir.

Clément: Comment avez-vous débuté dans ce métier, en fait?

Stanzin Dorjai: Jusqu’à mes 13 ans j’étais un berger : deux semaines à l’école, deux semaines dans les montagnes avec mes animaux. Un jour l’un de mes enseignants à Gya me dit que je devrais continuer les études, que j’avais du potentiel. Alors je suis allé étudier à Secmol, où j’ai passé 12 ans. Cette école est un peu spéciale au Ladakh, elle dépend d’une ONG donc beaucoup d’étrangers interviennent : canadiens, français, allemands, chacun apporte ses courants de pensée. (ndlr : école fondée par « Secmol » Angchuk, célèbre ingénieur ladakhi vainqueur du Rolex Awards en 2016 pour son travail sur les glaciers artificiels. http://secmol.org/) A Secmol beaucoup de gens me disaient que j’avais une affinité particulière avec les médias d’image. A l’époque je n’en avais aucune idée (rires). Sur le campus nous avions le choix entre plusieurs programmes, et naturellement je choisis l’audiovisuel. J’avais un test à réaliser : avec une sorte de dictaphone, je devais créer une annonce. J’ai fait une sorte de narration, avec une musique en fond, puis j’ai reproduit le bruit du vent en fond – car je n’avais rien d’autre ! Finalement, les gens ont adoré mon idée, ils me demandaient « comment as-tu fait cela » etc. J’ai pris confiance, et après avoir obtenu mon diplôme à Secmol j’ai rencontré mon “guru” et je suis parti étudier avec lui à Delhi. J’ai beaucoup travaillé mon rapport à la caméra, mon outil principal, car malgré toute la technologie dont vous disposez c’est très important d’avoir une bonne maîtrise de sa caméra, c’est à travers elle qu’on expose ses idées… Beaucoup d’autres gens m’ont aidé en chemin, bien sûr, notamment Christiane (Mordelet, ndlr)…

Clément : Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Stanzin Dorjai : Après des débuts peu probants en tant que réalisateur, j’étais découragé… Au Ladakh il est très difficile de vivre de ce métier, il n’y a pas de débouchés : les gens ne considèrent même pas cela comme un métier en fait. Pas d’avenir, pas de copine non plus (rires). Quelques-uns de mes films ont eu du succès, mais pas assez pour que je puisse nourrir convenablement ma famille. J’étais un peu au fond du trou, lorsqu’un jour j’entends frapper à ma porte. C’était une européenne.  Elle me dit qu’elle cherche un réalisateur local pour tourner avec elle au Ladakh, en collaboration. Intérieurement j’étais forcément très heureux de cette proposition, mais en même temps j’étais en perte de confiance, et vu que les français sont à la pointe de la technologie, je lui dis que je ne serai pas à la hauteur. Ce à quoi elle me répond qu’elle a vu mes films, qu’elle connait ma qualité, que tout ira bien. Elle me dit qu’en France les gens aiment beaucoup les documentaires, et que nous allions travailler en particulier les documentaires… Alors j’ai accepté.  Quelques jours plus tard, elle m’appelle pour me dire qu’elle a trouvé un producteur. Aujourd’hui j’ai encore du mal à y croire, c’était un début idéal à notre aventure ensemble. Je pense que notre rencontre avec Christiane, c’était écrit ;  au Ladakh on dit que c’est le « karma ». Nous nous complétons vraiment bien, nous avons des cultures et des approches différentes. Elle a beaucoup d’expérience, moi j’apporte ma touche, mon côté artistique. Je pense que sans Christiane je n’aurais jamais eu le succès que j’ai aujourd’hui. J’aurais peut-être été jusqu’à Delhi, Bombay… Aujourd’hui, je travaille sur un film Coréen.

Clément: L’un de vos précédents documentaires, “Jungwa”, aborde le  thème du changement climatique. C’est un sujet qui vous tient à cœur ?

Stanzin Dorjai: Cela me tient à coeur oui, car c’est un enjeu majeur pour tous les ladakhis – tous les êtres vivants, en réalité. Mais puisqu’on parle du Ladakh, il faut savoir que nous avons un écosystème très fragile. Si vous vivez à Paris ou à Londres il est difficile de voir les changements climatiques, tels que nous les voyons au Ladakh, où l’environnement a un rôle très important depuis des générations. Je suis un fils de paysan, et toute ma vie j’ai vécu avec des animaux, au contact de la nature ; la vie est rude, on doit parfois marcher 15 kms pour trouver de l’eau. Le film a pour but d’éclairer cela, avec des démonstrations scientifiques à l’appui. On voir que la neige a diminué de 50% sur les 30 dernières années… 50%, vous imaginez ? D’autres études montrent comment la mousson arrive au Ladakh, alors qu’avant la chaine de l’Himalaya l’arrêtait. Et ainsi de suite. Au Ladakh les gens se disent, l’an prochain tout ira mieux. En 2010 : « cloudburst » (ndlr : nuage qui accumule des particules humides, et qui explose et déverse toute son eau d’un seul coup) ; en 2012, importantes chutes de neige au Changthang, plus de 2000 chèvres tuées ; et aujourd’hui, nos glaciers fondent sous la surface, et ils sont amenés à disparaître dans les prochaines années. Qu’est-ce qui provoque tout cela, sinon le réchauffement climatique ? Le plus tragique dans tout cela, c’est ce que pensent les gens : j’ai interviewé des ladakhis dans le cadre du film, et la plupart pensent que ces catastrophes climatiques sont une conséquence de leur karma, qu’ils ont dû mal agir dans une vie antérieure…  C’est aussi mon rôle de leur expliquer que non, ils ne sont pas responsables. Je me souviens de ces évènements terribles de 2010. L’eau était partout, elle emportait tout sur son passage, animaux, humains…  Les gens appelaient à l’aide, mais je savais que je devais tourner, pour que chacun sache. C’était tellement difficile, de ne pas pouvoir aider mon peuple. Lorsque le film est sorti, personne ne voulait le voir, tout le monde était en colère contre moi. Aujourd’hui c’est un film témoin, le meilleur ambassadeur possible pour la cause environnementale.

Clément: Vous entretenez une relation affective forte avec votre terre natale, vos traditions;  est-il important pour vous d’être un ambassadeur de votre région?

Stanzin Dorjai: Bien sûr, c’est un privilège, est c’est important à plus d’un titre. Le Ladakh est un petit pays, c’est vrai, mais la région en elle-même est très grande, géographiquement : c’est une région de montagne avec très peu d’habitants. Si nous ne faisons pas tout pour recenser et préserver notre culture dans les villages reculés, elle va disparaître pour de bon. Nous allons nous-même oublier qui nous sommes. Nous allons oublier notre Bouddhisme, que nous pratiquons depuis des générations, et qui ne se pratique plus nulle part ailleurs ! Si nous ne voyons pas ça maintenant, si nous ne parvenons pas à protéger tout cela, tout va disparaître. Donc je suis toujours heureux de voir des gens s’intéresser au Ladakh, de voir des articles qui parlent du Ladakh. Et moi de mon côté, je m’efforce de capturer des images et des histoires dans ma caméra. Par exemple, dans la “bergère des glaces”, les chèvres ne sont pas de simples chèvres, elles sont ce qu’on appelle ici les chèvres « Pashmina », que vous autres européens connaissez sous le nom de « cachemire ». Pour que ces chèvres s’habituent au climat et à l’altitude, il a fallu entre 700 et 1000 ans. Prenez Tsering : elle est la dernière bergère de la famille. Lorsqu’elle ne sera plus, qui va prendre la relève? Qui va s’occuper de la récolte du Pashmina, qui est l’un des  biens les plus précieux du Ladakh? C’est important de se poser les bonnes questions dès maintenant, pour les locaux, pour le tourisme, pour tout le monde.

Clément : Avez-vous un message à faire passer aux ladakhis ?

Stanzin Dorjai : Au Ladakh nous avons une maxime qui dit en gros : n’oublie pas le « b.a ba », ne soit pas un idiot. Nous avons toujours eu le souci de l’éducation, même si notre degré de développement est moindre. Mais aujourd’hui, nous nous développons, et nous pouvons nous développer d’une autre façon que les pays étrangers, ou l’Inde, en termes d’environnement. Par exemple, au Ladakh aujourd’hui on trouve beaucoup de belles maisons, mais si vous regardez à l’intérieur le confort n’est pas vraiment au rendez-vous, il n’y a pas de chauffage moderne, etc. Les gens se perdent un peu avec l’argent qui rentre dans notre pays tout à coup, ils préfèrent des maisons « qui en jettent » plutôt que de veiller au confort de base.  Je pense qu’il y aura beaucoup d’enjeux au Ladakh dans les années à venir, et je pense qu’il nous faut nous inspirer de la culture de nos ancêtres, afin de pas nous perdre bêtement et de ne pas être trop fiers de notre argent ; construire des maisons avec panneaux solaires, ne pas acheter trop de voitures, et concilier modernité et tradition ; si nous faisons tout cela, nous pourrons être un exemple pour les autres pays, et accueillir des touristes de qualité. J’espère que les ladakhis ont conscience de tout cela, je ne veux pas me poser en donneur de leçons (rires).

Clément: Pour finir, quels sont vos projets pour le future? Travaillez-vous déjà à un nouveau documentaire?

Stanzin Dorjai: Je pensais prendre un peu de repos avant de me remettre au travail, mais avec le succès en France beaucoup d’idées tourbillonnent dans ma tête, ça me motive à aller de l’avant et à créer d’autres choses. Actuellement je travaille sur 2 ou 3 films simultanément : l’un est prévu pour le mois de mars, c’est une série à propos d’une jeune fille de 12 ans, à propos de la recherche du bonheur, qui est une conception un peu différente chez nous ; je travaille aussi sur un téléfilm coréen, et j’ai le projet de faire un film historique en Mongolie – ce qui est complétement nouveau pour moi. J’ai beaucoup de projets et peu de temps, et je dois ausi m’occuper de ma famille, être un bon père pour mes enfants. Mais oui, j’ai beaucoup de projets pour le future. Tout cela va prendre du temps.

 

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